Tor (I)

Pour ceux qui suivent l’actualité, le ministère de l’Intérieur a émis la volonté de vouloir interdire le wiki public et bloquer Tor (source). Notre premier ministre a ensuite déminé le terrain en indiquant que l’on ne touchera ni à Tor, ni à la Wifi (source).

« Si vous n’avez rien à cacher, vous n’avez rien à craindre ».

Je suis tombé sur une conférence expliquant assez bien cette thématique.

En réaction à ces évènements et parce qu’il n’est jamais mauvais de se protéger un peu, j’ai essayé de protéger mon anonymat via Torr Tor.

Plus précisement, j’ai testé le navigateur Tor. Je vais passer les détails techniques et indiquer dans ce billet les principales différences que j’ai rencontré par rapport à un navigateur « classique ».

  • Facilité d’utilisation : Le navigateur s’occupe automatiquement de faire les « routes ». Ansi, pour chaque site visités, il donne une adresse IP finale différente (par exemple, au moment où je rédige ce billet, j’utilise une IP moldave pour WordPress, Allemand pour Wikipédia, Liberien pour Commons). Cela permet entre autre de rendre le « pistage » (beaucoup) plus compliqué.
  • Rapidité : Contrairement à ce que je m’attendais, c’est tout aussi rapide qu’une « navigation classique ».
  • Prise de conscience : On se rend compte à quel point on est « fiché » par les sites internets.

En utilisant Tor, je me suis en effet rendu compte à quel point on était fiché par les sites internets. Je ne parle pas des sites « douteux » mais des principaux sites web. Par exemple, quand vous recherchez une recette de cuisine sur le moteur de recherche Google, savez vous qu’il récupère votre adresse IP afin de déterminer votre situation géographique ?  Ainsi, si vous recherchez sur un lieu, vous n’aurez pas le même résultat en fonction de si vous utilisez une IP française, britannique, américaine, canadienne…

J’ai également eu une autre surprise quand j’ai voulu me connecter à mes principaux comptes. Ainsi, quand j’ai voulu voir mon compte Gmail, j’ai eu la joie de voir un message me disant que je me connecte depuis un lieu inhabituel (vu que j’ai une IP différente de d’habitude) et me demande… mon n° de mobile pour qu’il puisse envoyer un SMS etc…

En résumé, pour vouloir cacher son IP à google si on utilise un compte, il faut lui communiquer son n° de téléphone #logique

Twitter lui est plus symphatique puisqu’il ne demande que de donner son adresse mail et se contente d’envoyer une « alerte ». Pour Facebook… (on viens de me signaler que je n’ai pas de compte, oups).

Enfin, Tor n’a pas que des avantages :

  • Certains outils sont déconseillés car ils communiquent des données en douces. Ainsi, si on veux que Tor soit efficace, il ne faut pas utiliser des outils « greffables » (désolé, j’ai perdu le nom) comme  flash, quicktime, ABP etc… qui peuvent communiquer des données en douces
  • Bizarrement, les CAPTCHA apparaissent beaucoup plus souvent.

Le but que je recherche n’est pas d’être anonyme à 100 % mais juste éviter d’avoir une surveillance constante ainsi qu’un pistage pour la publicité ciblé par exemple.

Ainsi, j’utilise au maximum le navigateur Tor et je retourne sur le navigateur classique (avec ma bonne vieille IP visible par tous le monde) pour aller me connecter sur mes comptes Google, voir des vidéos d’animes (#pub_abda) ou des sites qui abusent de pup-up (vu que ABP n’est installé que sur mon navigateur traditionnel).

Le navigateur Tor utilisant un code similaire à Mozilla Firefox, le changement graphique n’est pas si différent et il est possible d’importer ses favories.

Évidemment, j’ai tenté de contribuer sur Wikipédia via Tor et je me suis rappelé la politique de Wikipédia concernant les proxy ouvert (blocage des IPs à vue) et Tor (idem).

Pour des raisons de longueurs, j’ai décidé de couper ce billet en deux parties. La suite de ce billet sera donc publiée plus tard (il faut déjà que je le rédige 🙂 ). Il détaillera la relation Tor-Wikipédia.

Crédit d'auteurs :
 ○ Logo Tor (source|licence|droit des marques)

 Nous pouvons signaler dans l’actualité Wikipédienne la mise en place d’un bulletin des agents OTRS. Olivier tanguy est désormais administrateur. Depuis peu, il existe un bot permettant de signer automatiquement les messages des contributeurs non autopatrolled ou volontaires étourdis (voir la page utilisateur du bot).

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2 réflexions au sujet de « Tor (I) »

    1. Merci pour ce commentaire. Si j’ai bien compris, Tails est un OS installable sur clé USB. Lorsque j’utilise cette clé au démarrage du PC, Tail se lance au lieu de Windows. Cela permet t-il l’utilisation de mes fichiers ou logiciel (par ex skype) ou est-ce comme si j’utilise un pc « à neuf » ?
      Est-ce qu’il existe un logiciel forçant la connexion des logiciels au réseau tor (je pense à Skype) tout en gardant l’OS Windows ?

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